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Blanc - Saints Anges gardiens 2 octobre 2014 - Les Saints Anges Gardiens
Publié le : 8 février 2013 Source : Zenit.org
 

 

Les news

Lectio divina sur les lectures de la messe du dimanche 10 février 2013

Ve Dimanche du Temps ordinaire – Année C – 10 février 2013

Dernier dimanche après l’Epiphanie dit «  du pardon  »

Rite Romain :

Is 6, 1-2.3-8 ; Ps 137 ; 1 Co 15, 1-11 ; Lc 5,1-11

Rite Ambrosien :

Sir 18,11-14 ; Ps 102 ; 2 Co 2,5-11 ; Lc 19,1-10

1) La vocation née d’une rencontre.

            Les trois lectures de la Messe d’aujourd’hui nous parlent de trois personnes qui ont eu une vraie rencontre, d’où a émergé leur vocation. Grâce à leur rencontre avec Dieu, Isaïe s’offrit pour devenir Son prophète, saint Paul accepta d’être témoin de l’Evangile pour tous les païens et saint Pierre adhéra à la proposition du Christ de devenir pêcheur d’hommes.

            Pour ces trois personnes saintes et réelles, le jour de la rencontre avec Dieu ne fut pas un jour comme les autres  ; pour elles, ce jour-là ne ressembla à aucun autre  : ce fut un événement qui changea leur vie, et elles la mirent au service de Dieu.

            Il est important de noter que, dans ces trois cas, la vocation fut en vue d’une mission de salut et que, pour Dieu, le péché et la fragilité des trois personnes appelées ne furent pas un obstacle à l’appel qu’Il leur adressait. Il leur pardonna, les purifia et leur donna la force pour la tâche à laquelle Il les invitait.

            Tous trois reçurent la paix du pardon et devinrent missionnaires parmi les hommes, porte-parole de Dieu et de Son Royaume, qui est un royaume de liberté, de justice, de vérité, de paix et surtout d’amour.

            D’Isaïe qui accueillit le cri divin  : «  Qui enverrai-je  ? Qui ira pour nous  ?  » le Seigneur changea le cœur afin qu’il puisse répondre «  Me voici, envoie-moi  ». Ce grand prophète put répondre ainsi, parce que le Séraphin avait purifié ses lèvres avec le charbon incandescent. Mais ce geste angélique était la conséquence du fait qu’Isaïe avait rencontré Dieu et avait reconnu sa condition de pécheur.

            A Paul, le Christ donna sa grâce et dit  : «  Car voici pourquoi je te suis apparu : pour t’établir serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir et de celles où je me montrerai encore à toi » (Ac 26,16b). Aussi pour l’Apôtre des gentils, la rencontre avec le Seigneur fut la condition qui transforma le sens de sa vie et lui permit de la vivre comme une mission. De persécuteur acharné, Paul devint le messager infatigable du Christ.

            A Pierre, Jésus donna la force et la solidité d’une pierre, afin que le premier des Apôtres le suive sans flancher. Ayant été l’un des protagonistes de la pêche miraculeuse, Pierre dit au Christ  : «  Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! Je ne suis pas digne d’avoir un Saint dans ma barque  » (cf. Lc 5, 8) Mais le Rédempteur lui répondit  : «  Sois sans crainte, viens avec moi, crois à ma parole et je te ferai pêcheur d’hommes  » (cf. Lc 5,10). Et cet humble pêcheur de Galilée devint celui qui travailla à pêcher des hommes, en les tirant de l’eau empoisonnée pour les mettre dans l’eau pure de l’amour de Jésus.

            2) La vie comme vocation.

            L’étonnement provoqué par le miracle, les paroles et surtout par la rencontre avec le Christ n’a pas saisi seulement Pierre, mais aussi tous ceux qui pêchaient avec lui, en particulier André, son frère, et Jacques et Jean, ses associés.

            Jésus n’était plus seul dans son «  travail  » de pêcheur d’hommes. Quatre hommes, deux paires de frères qui devinrent encore plus frères dans leur foi commune, partagée, quittèrent tout, travail et famille, pour un nouveau travail, dont la première condition était d’être des compagnons et des amis du Christ sur son chemin, nouvel Exode. Quatre pauvres pêcheurs furent appelés par Jésus à partager sa mission de Sauveur de la grande famille humaine  ; quatre simples travailleurs qui, s’ils n’étaient pas illettrés n’étaient certes pas diplômés.

            Mais pourquoi ces pêcheurs quittèrent-ils tout, sur le champ, pour suivre cet Homme qui ne promettait ni argent ni honneurs et qui parlait «  seulement  » d’amour, de perfection et de joie  : «  Heureux les pauvres car le Royaume de Cieux est à eux »  ?

            Ils quittèrent tout,sur le champ, parce que le Christ était devenu le centre de leurs affections et de leur vie et que Lui seul avait les paroles de la vie éternelle. Il est la Vie de la vie.

            La rencontre avec le Christ avait bouleversé leur néant, leur petitesse. La découverte du Christ comme le centre de tout chassa la peur du cœur des Apôtres. Ils expérimentèrent que celui qui suit Jésus ne marche pas dans les ténèbres et ils se mirent au service du Royaume de Dieu. Ils suivirent le Christ et vécurent en communauté avec celui qui se décrivait lui-même dans la parabole du Bon Pasteur, où la charité se manifeste dans toute sa capacité d’initiative, de créativité et de force (cf. Lc 15, 4-6).

            En bref, les Apôtres acceptèrent la vie avec le Christ comme une vocation et la mission du Christ devint leur vocation.

            3) La vocation de Zachée.    

            Leur disponibilité profonde pour mettre leur vie au service de l’amour du Christ est essentielle pour comprendre leur vocation personnelle. Mais cela ne semble pas être le cas de Zachée, dont l’Evangile nous parle aujourd’hui (Lc 19,1-10) dans le rite ambrosien.

            Il semble qu’au début Zachée était seulement curieux de voir Jésus, il n’avait pas l’intention de s’approcher du Christ, en particulier parce qu’étant Publicain l’opinion publique du temps le plaçait avec les pécheurs. Il ne savait pas encore que Jésus était venu pour «  appeler  » les pécheurs, leur donner une vocation, c’est-à-dire leur proposer de Lui être proche, pour partager sa vie et sa mission. Donc, le jour où le Christ passait par Jéricho, cet homme, qui était attaché à l’argent, monta sur un sycomore pour voir le Messie.

            Mais Jésus leva ses yeux vers le Publicain et pour Zachée, ce jour-là ne fut plus un jour comme les autres. Ce fut le jour béni de sa rencontre avec le Christ qui lui dit, en le regardant avec amour (Jésus aime les pécheurs, il est venu pour eux, donc pour nous) : «  Aujourd’hui je viens chez toi  ». Qui sait si le Christ s’inspira de Zachée pour la parabole du pharisien et du publicain qui n’avait même pas le courage de lever ses yeux, comme s’il avait honte de paraître devant le Seigneur. Il soupirait en se frappant la poitrine et ne pouvait dire que «  Mon Dieu, aie pitié de moi, pécheur  ».

            Peut-être, pour Zachée, la demande de pardon était-elle implicite vu son désir de voir Jésus. Le reste a été fait par le Seigneur, dont le regard sauve. Le regard du Christ va au delà des apparences, il voit le cœur qui cherche à se relever (cf. la prière mariale «  Alma Redemptoris Mater  »  : Sainte Mère du Rédempteur, porte du ciel, toujours ouverte, étoile de la mer, viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever. Tu as enfanté, ô merveille  ! celui qui t’a créée, et tu demeures toujours Vierge. Accueille le salut de l’ange Gabriel et prends pitié de nous, pécheurs). Jésus ne demanda pas à Zachée  : «  Qu’as-tu fait  », Il ne lui reprocha pas son péché. Il l’appela pour lui demander d’être reçu chez lui. Et Zachée comprit que c’était un appel, une vocation à la communion avec Jésus.

            En effet, il était naturel pour cet homme de se mettre à la disposition de l’Homme-Dieu et de Sa mission messianique. Ce publicain «  accueillit Jésus avec joie  » parce qu’en s’invitant chez lui,  Jésus avait donné à sa vie un nouveau et véritable sens. Il apprit à regarder les autres comme Jésus l’avait regardé, fraternellement. Le prochain n’était plus pour lui des personnes à exploiter mais des être humains avec lesquels instaurer des relations de justice, de pardon et, donc, de vraie fraternité.

            4) La vocation à l’amour  : la virginité.

            Cette vocation à l’amour, originelle et fondamentale, qui est le propre de chaque homme et de chaque femme, peut se réaliser pleinement dans le mariage et dans la virginité  : il s’agit de «  deux façons d’exprimer l’unique mystère de l’Alliance de Dieu avec son peuple  » (Jean-Paul II, Familiaris Consortio, n 11).

            Le mariage et la virginité ne sont pas en opposition. Ce sont plutôt deux cadeaux différents et complémentaires qui convergent dans l’expression du même mystère nuptial de l’union féconde et salvifique du Christ avec l’Eglise.

            Mais il est important de rappeler que la virginité est dans l’Eglise la vocation la plus haute, elle est le sommet de l’amour, elle est  la réponse pleine à la prédilection du Christ, dans laquelle on regarde les personnes comme le Christ les a regardées. De cet amour de prédilection, les Vierges consacrées sont appelées à être martyres (parole grecque qui signifie  : témoins), épouses et mères dans l’Esprit, capables de donner la vie avec passion afin que le Christ soit connu,  rencontré et que cette rencontre avec Lui change leur vie.

            « Vous qui êtes vierges pour le Christ – exhorte l’Evêque selon le Rite de Consécration des Vierges  vous deviendrez mères dans l’Esprit en faisant la volonté du Père, en coopérant avec amour afin que tant de fils et filles  ? soient engendrés ou ramenés à la vie de la grâce  » (RCV, 29)  ; «  Que le Seigneur Jésus […] rende féconde votre vie par la force de sa Parole  » (RCV 56). « La Sainte Mère Eglise – lit-on dans l’homélie – vous considère comme une portion choisie du troupeau du Christ  ; en vous fleurit et fructifie largement sa fécondité surnaturelle » (RCV 29).

            De cette manière, les Vierges consacrées collaborent à la «  pêche  » divine, enfantant et ramenant de nombreux fils et filles à la vie de grâce et d’amour apportée par le Christ.

Lecture Patristique

SAINT’AUGUSTIN D’HIPPONE, SERMON 93

LES DIX VIERGES OU LA PURETÉ D’INTENTION

Lien pour le texte complet

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/sermons/serm93.htm

On ne propose que les deux premiers paragraphes avec une courte analyse.

ANALYSE. — La parabole des dix vierges ne saurait s’entendre à la lettre des vierges proprement dites ou des religieuses, mais de toute âme chrétienne qui s’abstient du péché et qui s’adonne aux bonnes œuvres figurées par les lampes que toutes ces vierges ont à la main. Quelques-unes seulement ont eu soin de remplir d’huile leurs lampes : cette huile désigne la charité proprement dite ou la pureté d’intention qui les anime dans leurs bonnes œuvres, tandis que les vierges folles pratiquent le bien dans des vues humaines, par amour des louanges. Toutes s’endorment du sommeil de la mort ; mais quand il faut paraître devant Dieu, c’en est fait des louanges humaines, l’huile manque, la lampe s’éteint, la vierge folle est réprouvée. En vain elle implore la compassion des vierges sages. Celles-ci ne peuvent rien pour leurs malheureuses compagnes ; elles ont assez de leurs propres affaires. Ayons donc soin d’agir par un motif de charité véritable et n’attendons pas le réveil de la mort pour nous convertir : ce serait trop tard.

1. A vous qui étiez hier ici nous avons fait une promesse, et nous voulons, avec l’aide du Seigneur, nous acquitter aujourd’hui devant vous et devant toute cette multitude réunie.

Il n’est pas facile de découvrir quelles sont ces dix vierges parmi lesquelles il y en a cinq de folles et cinq de sages. En m’en tenant, toutefois, au texte qu’aujourd’hui encore je vous ai fait lire et autant qu’il plaît à Dieu de m’ouvrir l’intelligence, je ne crois pas que cette parabole on similitude concerne exclusivement les vierges qui sont proprement et éminemment consacrées à Dieu dans l’Église et que plus habituellement nous nommons les religieuses ; cette parabole, si je ne me trompe, regarde l’Église tout entière, D’ailleurs, en l’appliquant uniquement aux religieuses, pourrions-nous dire qu’elles ne sont que dix ? Comment réduire à un si petit nombre une telle quantité de vierges ? Dira-t-on que nombreuses quant au nom elles sont rares en réalité et qu’on pourrait à peine en compter dix ? Ce serait se tromper, puisqu’en ne considérant que les bonnes sous ce nombre de dix, on ne saurait où placer les cinq folles. De plus, s’il est dans le monde tant d’âmes qu’on appelle vierges, comment se fait-il que les portes de la grande maison ne soient fermées qu’à cinq ?

2. Comprenons donc, mes bien-aimés, que cette parabole concerne absolument toute l’Eglise ; elle ne regarde pas uniquement les supérieurs dont nous parlions hier, ni les simples fidèles uniquement, mais les uns et les autres, tous absolument. Et pourquoi cinq vierges d’un côté et cinq vierges de l’autre ? Ces cinq vierges d’une part et d’autre part ces cinq autres représentent tous les chrétiens sans exception. Voulez-vous toutefois que nous vous exprimions un sentiment que Dieu nous inspire ? Outre les âmes vulgaires, il y a dans l’Eglise de Dieu des âmes qui ont la foi catholique et qu’on voit s’exercer aux bonnes œuvres : parmi elles cependant il y en a de sages et il y en a d’insensées.



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