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Publié le : 15 janvier 2013 Source : Zenit.org
 

 

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Vatican : l’esprit qui doit animer les juges

«  Avec humilité et dans la vérité  » : sous ce titre, L’Osservatore Romnao en italien de dimanche dernier, 13 décembre 2013, rend compte de l’homélie du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone lors de la messe qu’il a présidée le vendredi 12 décembre pour l’inauguration de l’Année judiciare au Vatican.

"Tel est le style, écrit L’OR, qui doit caractériser le service de ceux qui sont appelés à administrer la justice dans la «  communauté particulière de l’Etat de la Cité du Vatican  ». C’est ce qu’a déclaré le cardinal secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, dans son homélie de la messe inaugurale de l’année judiciaire du Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican. La messe a été célébrée samedi 12 janvier, dans la chapelle de Marie Mère de la famille, dans le Palais du Gouvernatorat".

"Au début de son homélie, continue le quotidien du Vatican, le cardinal secrétaire d’Etat a voulu avant tout «  invoquer la sagesse divine sur la tâche grave et délicate de l’administration de la justice  ». Il a donc salué les cardinaux, les archevêques et évêques présents ainsi que les représentants des bureaux judiciaires de l’Etat, et a transmis les salutations du pape qui, a-t-il assuré, suit avec sollicitude et attention votre travail si apprécié  ». Le cardinal a ensuite évoqué de nouveau l’épisode de l’évangile qui décrit l’incompréhension qui a surgi entre les disciples du Baptiste et ceux de Jésus de Nazareth".

Il précise : "«  Ce passage, a-t-il dit, entend clarifier le fait suivant  : Jean sent qu’il est arrivé au terme de sa mission et de son parcours de vie, et c’est pourquoi il s’écarte et veut que ce soit Jésus qui grandisse. Nous ne pouvons qu’admirer le Baptiste  : il reconnaît, avec le réalisme de la foi, son rôle et ses limites par rapport à la personne du Christ. Jésus définit Jean comme le plus grand des hommes qui aient jamais existé  ». Le Baptiste, personne inquiète et austère, obéit aveuglément à l’appel de Dieu qui veut qu’il soit prophète-ermite, dans la solitude du désert  ; «  sans hésitation, a souligné le secrétaire d’Etat, il fustige le pouvoir en place, y compris le pouvoir religieux, sans peur. Lorsqu’on lui demande qui il est, il répond, de manière inattendue  : «  Je suis la voix  ». C’est le Seigneur qui lui a fait comprendre cela dans sa solitude  : il doit être la voix qui annonce la Parole  ». La mission du Baptiste est d’annoncer Jésus, et c’est «  aussi la tâche de tout croyant, a précisé le cardinal, d’aider les autres à accueillir Jésus dans leur cœur  »."

Le quotidien poursuit sa lecture en citant cet autre passage de l’homélie : "«  L’exemple et le témoignage de Jean Baptiste, a-t-il poursuivi, sont un rappel fait aux croyants d’écarter toute volonté d’avoir le premier rôle ou de paraître, en abaissant leur propre «  moi  » pour que grandisse en chacun de nous et dans les autres l’amour de Jésus  : Il est le chemin, la vérité et la vie. Cette attitude demande l’humilité du cœur, qui est un don à implorer de Dieu dans une prière incessante. C’est pour cela que l’apôtre Jean, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, vers la fin de sa Lettre, recommande d’adresser une prière confiante au Père, qui ne manquera pas de l’exaucer, si celui qui demande est disposé à faire sa volonté. Il exhorte, en outre, à prier aussi pour les frères, à moins qu’ils ne soient obstinés dans le mal et qu’ils ne refusent donc de se convertir. La prière mutuelle acquiert la valeur d’un acte de charité excellent. Saint Paul aussi recommande à plusieurs reprises de prier les uns pour les autres, et Jésus lui-même prie pour que Pierre, une fois converti, affermisse les autres apôtres dans la foi  »."

"S’adressant aux personnes présentes, ajoute la même source, le secrétaire d’Etat a invité à prier «  pour que «  chacun puisse accomplir avec humilité et dans la vérité son service dans l’administration de la justice, en faveur de notre communauté particulière de l’Etat de la Cité du Vatican. A vous tous, qui participez à divers titres à l’inauguration de cette année judiciaire, je souhaite de pouvoir grandir dans la conscience du fait que l’harmonie, la justice et la paix ne peuvent être pleinement atteints sans une adhésion à Dieu et l’accueil de sa grâce  ». Rappelant les paroles du pape aux membres du corps diplomatique près le Saint-Siège, pendant la rencontre du 7 janvier dernier, il a invité chacun à une ouverture consciente au transcendant, sans laquelle, comme l’affirmait Benoît XVI, «  l’homme devient facilement la proie du relativisme et, ensuite, il réussit difficilement à agir selon la justice et à s’engager pour la paix »."

Et de conclure avec le secrétaire d’Etat : «  Invoquons l’intercession maternelle de la très sainte Vierge Marie, Speculum iustitiae («  miroir de la justice  »), a conclu le cardinal, sur nos résolutions et sur la nouvelle année judiciaire de l’Etat  ».

Mais le quotidien précise que "les intentions de prière des fidèles pendant la célébration de la messe étaient éloquentes. En effet, on a prié pour l’Eglise afin qu’elle  «  ait une conscience vive d’être le peuple de la Nouvelle Alliance qui a pour loi la charité et pour mission l’annonce du salut dans le Christ  »  ; pour le pape et pour tous les  évêques et les prêtres «  afin que, par la parole et par l’exemple, ils transmettent toujours aux fidèles la joie d’appartenir au Christ, Seigneur et Juge de l’histoire  »  ; pour toux ceux qui administrent la justice au Vatican «  afin qu’ils affermissent leur engagement et fortifient leur foi par un recours constant et confiant à Dieu  »  ; pour les magistrats, les autres autorités italiennes et tous ceux qui servent le bien commun «  afin qu’il vivent avec sagesse leur propre vocation, suscitant des choix cohérents pour la construction d’un monde plus fraternel, plus juste et solidaire  ». Enfin, on a prié afin que chacun reconnaisse que «  la prière est la force qui entraîne le monde et nous aide à vivre chaque jour la vérité dans la charité  »."

Il souligne la présence, entre autres, des cardinaux Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique et président de la Cour de cassation de l’Etat de la Cité du Vatican, et Manuel Monteiro de Castro, pénitencier majeur, ainsi que des évêques Giuseppe Sciacca, secrétaire général du Gouvernatorat, et Giorgio Corbellini, président du Bureau central du travail du Siège apostolique  ; Mgr Pio Vito Pinto, président de la Cour d’appel de l’Etat de la Cité du Vatican et doyen du Tribunal de la Rote romaine, Mgr Gianpaolo Montini, promoteur de justice de la Cour de cassation, Mgr José Maria Serrano Ruiz et don Sergio Pellini, directeur général de la Typographie vaticane - Editrice «  L’Osservatore Romano  ».

Parmi les autorités civiles, figuraient le président du Tribunal de l’Etat de la Cité du Vatican, Giuseppe Dalla Torre, avec les juges Piero Antonio Bonnet et Paolo Papanti-Pellettier, le promoteur de justice adjoint Pierfrancesco Grossi, le juge adjoint Venerando Marano, et Raffaele Ottaviano, notaire actuaire suppléant. Etaient aussi présents les conseillers d’Etat, parmi lesquels le conseiller général Cesare Mirabelli.

A la fin de la messe, animée par le chœur de la Chapelle Giulia guidé par le maître Pablo Colino, la cérémonie d’inauguration de l’année judiciaire s’est tenue dans le proche Palais du tribunal, comprenant le rapport du promoteur de justice adjoint. Y participaient aussi les cardinaux Jean-Louis Tauran et Paolo Sardi, juges de la Cour de cassation, Giuseppe Bertello, président de la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican, et du Gouvernorat, Giovanni Lajolo, président émérite, l’archevêque Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Peter Bryan Wells, assesseur, et Mgr Ettore Balestrero, sous-secrétaire pour les Relations avec les Etats.

Parmi les autorités italiennes, le quotidien salue la ministre italienne de la Justice, Paola Severino, le premier président de la Cour de cassation, Ernesto Lupo, le président honoraire adjoint, Gaetano Nicastro, le président de la Cour d’appel de Rome, Giorgio Santacroce, et de nombreux magistrats. Des représentants des différents bureaux du Gouvernorat étaient aussi présents.

Traduction d’Hélène Ginabat




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