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Blanc - Férie 30 septembre 2014 - Saint Jérôme
Publié le : 1er décembre 2012 Source : Zenit.org
 

 

Les news

Entrer en Avent par la porte de l’amour et du service fraternel

Marie Ruel

ROME, samedi 1er décembre 2012 (Zenit.org) – En cette Année de la foi, Marie Ruel, spécialiste en liturgie, a accepté de présenter brièvement les éléments essentiels de chaque temps liturgique aux lecteurs de Zenit.

Pour l’Avent, elle met en évidence les trois «  jours  » annoncés par la liturgie  : le «  jour  » de la «  naissance  » du messie, le jour de la «  manifestation  » de Dieu au cœur de tout homme, le jour de la manifestation définitive de la «  gloire  » du Seigneur.

«  C’est par l’amour déployé et le service fraternel que nous hâtons la venue du Seigneur en nous et à la fin des temps », explique-t-elle.

***

Si nous devions résumer l’Avent, ce serait avec ces simples mots  : «  Voici venir des jours  ». Elle contient le mystère de l’Avent.

1er  «  jour  » attendu  : «  Voici venir des jours où enfantera celle qui doit enfanter  »

(cf. Mi 5, 2 - 4e dimanche de l’Avent, année liturgique C)

Dès que nous évoquons l’Avent, la première image qui nous vient à l’esprit, c’est Noël, cette fête de la naissance de Jésus. Aussi nous préparons-nous, comme Marie, à recevoir le Messie.

Si c’est l’image qui vient en premier à l’esprit, elle ne commence à être vraiment développée dans les lectures de la liturgie qu’à partir du 17 décembre, ce qui est relativement tard dans le cheminement de l’Avent.  

2e  «  jour  »  : «  Voici venir des jours où Dieu ne cachera plus son visage  »

(cf. Is 63, 6 - 1er dimanche de l’Avent, année liturgique B)

Moins facilement repérée, ce «  jour  » attendu, qui embrasse plus que le temps de l’Avent, mais qui y est déjà contenu, c’est celui de la manifestation de Dieu au cœur de chaque homme.

Les antiennes d’ouverture des messes quotidiennes chantent cette attente. Par exemple, le mercredi  : «  Le Seigneur va venir sans tarder et se manifester à toutes les nations  » ou le samedi  : «  Seigneur montre-nous ton visage.  »

Ainsi, Église attend et surtout désire la manifestation du «  Dieu-avec-nous  », celui qui vient faire sa demeure en nous.

3e  «  jour  »  : «  Voici venir des jours où le Seigneur viendra avec puissance  »

(cf. Is 40, 10, 2e dimanche de l’Avent, année liturgique B)

Le «  jour  » promis, mis en avant dès le premier jour de l’Avent  : il s’agit de la venue en gloire du Seigneur. Plus que tout autre chose, nous désirons la venue définitive du Seigneur à la fin des temps.

Il est bon de noter que c’est cette venue définitive qui a donné son nom au temps liturgique dans lequel nous venons d’entrer  : l’Avent qui veut dire avènement ou venue. Ainsi lorsque nous disons «  temps de l’Avent  » nous ne disons pas vraiment temps qui prépare à Noël, mais bien «  temps de l’avènement  » définitif.

La naissance de Jésus à Bethléem est le premier jalon de cet avènement. Notre marche d’Avent est une ouverture progressive de tout notre être à l’éternité. C’est pour cela que la fin de l’année liturgique rejoint le début de l’Avent.

En conclusion

L’Avent conjugue les attentes.

Avec Marie, nous attendons  : la naissance du Seigneur.

Avec l’Église, nous attendons  : la venue du Christ à la fin des temps.

Avec nos frères, nous attendons  : la manifestation du Christ dans nos vies.

Mais, comme le remarque saint Cyrille de Jérusalem pour vivre l’Avent  : «  Ne nous arrêtons pas au premier avènement  » c’est-à-dire à la naissance de Jésus, «  attendons le second  » celui de «  sa venue éclatante  ».

Un célèbre texte de saint Bernard s’intéresse, quant à lui, à ce qu’il appelle «  la venue intermédiaire  », celle de la manifestation du «  Dieu-avec-nous  ». «  Nous savons qu’il y a une triple venue du Seigneur  », dit saint Bernard, et il précise  : «  la troisième se situe entre les deux autres  ». «  Cette venue intermédiaire – continue-t-il – est vraiment comme la voie par laquelle on passe de la première à la dernière.  »

Le moyen de bien vivre l’Avent, c’est-à-dire vivre cette venue intermédiaire qui appelle la venue définitive, c’est la charité. Regardons Marie. Son attente de l’enfant promis l’a conduite à rejoindre sa cousine pour la servir. C’est par l’amour déployé et le service fraternel que nous hâtons la venue du Seigneur en nous et à la fin des temps. Car «  où sont amour et charité, Dieu est présent  »  : tel est l’avènement de Dieu, en son Fils, en nous, à la fin des temps.



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